mercredi 30 janvier 2019

Réflexions thématiques n°20 : Les états de fonctionnement de tout système

Objet : Qualification des quatre états d’un système
Source : pratique du métier de consultant
Références bibliographiques : Sécurité et sûreté de fonctionnement des systèmes,
Contenu
A la lueur de la structuration des concepts autour des procédures et de leurs périmètres, on a pu mettre en évidence qu’il existe quatre états fondamentaux d’un système de production industrielle comme une usine ou d’un système en fonctionnement comme une ville :
- Etat normal: tout fonctionne aux normes des concepteurs, le système répond à ses buts, il est dans un état stable, 
- Etat d’incident ou dégradé: le système est perturbé, la cause doit être trouvée et le problème résolu pour revenir à l’état normal,
Etat d’urgence: le système a perdu une ou plusieurs ressources vitales à son fonctionnement et il doit être à nouveau repris sous contrôle avant de revenir vers l’état normal.
Etat de crise: le système sort de ses limites et menace l’environnement ou bien est frappé de l’extérieur par un évènement le mettant fortement en cause, dans les deux cas, seule une gestion de crise peut le sécuriser pour sa survie et son redémarrage où tout ne sera peut être plus comme avant.
Ces qualifications d’état présentent un intérêt tout particulier dans l’étude des documents de travail car cela facilite l’ordre et le rangement des informations immatérielles. De plus la mise à jour en devient aisée, c’est la notion « d’urbanisation des savoir-faire » (Loubet, 1992).

Avec mes meilleurs voeux pour 2019 

mercredi 21 février 2018

Organisation du travail : le génie français aux ...USA



Le début de la standardisation et de la production de masse version US
Phase 1 : Contrôleur d'armes des Manufactures royales, Honoré Blanc (1736-1801) invente en 1777, cette boite de 41 gabarits pour contrôler la fabrication de plus de 200 fusils. 
Phase 2 : Les fabricants d'armes s'opposent pour cause de perte de leur savoir-faire.En effet la "noblesse" du travail des Compagnons devient "inutile".
Phase 3 : Thomas Jefferson (1743-1826), est nommé en 1785, Ambassadeur en France. S'intéressant à la mécanique, il demande à visiter les ateliers d'Honoré et l'usage des gabarits de contrôle. Il fait alors part du concept d'interchangeabilité à l'entrepreneur Eli Whitney (1765-1825). Ce dernier dés 1798 fabrique 10 000 fusils pour la jeune US Army. Dans les années 1800- 1825 le principe se répand dans l'industrie américaine.
Phase 4 : Ce sera le début des machines-outils et de l'organisation rationnelle de travail. Ce qui est considéré aujourd'hui comme l'un des fondements du développement industriel nord-américain puis mondial au XIX éme siècle. En 1911, l'ingénieur Frédérick W. Taylor (1856-1915) invente l'Organisation scientifique du travail. Ce qui permettra, par exemple, dés les années 1940, aux USA de fabriquer plus de 2 710 cargos "Liberty Ship" en au début 3 mois, à la fin 3 semaines !! 
En conclusion, ce n'est ni la première fois, ni la dernière que le génie français des idées part aux USA et devient une invention pratique très rentable. 

mercredi 7 février 2018

Réflexions thématiques n° 19 : de la tenue ...vestimentaire

Une étude de 2006 de l’Université de Princeton affirme :
« Un dixième de seconde suffit à se faire une opinion sur quelqu’un ». 


Avant même d'avoir dit le moindre mot, les managers sont jugés… sur leur look. Stricte, élégante, originale ou décontractée, votre tenue envoie un message implicite sur votre tempérament, votre façon d’être et votre style de leadership : charismatique, cool, expert, jupitérien peut-être ?

Bonne ou mauvaise, cette première impression se révèle décisive. Et le temps ne change rien à ce premier avis… sauf à l’accentuer encore ! 

C’est ce qu’on appelle l’effet de primauté, un biais cognitif qui incite à accorder spontanément plus d’importance à la première information reçue qu’à celles qui la suivent.

D’où la nécessité d’harmoniser ses vêtements avec l’impression qu’on veut donner. 
Or on choisit ses vêtements en fonction de ses goûts, donc de soi et pas de l'autre et de ce que l'on veut "projeter" au premier regard.

Un consultant, par exemple, devra faire honneur à son client mais aussi à l'Institution qu'il représente et l'image associée. Une question de respect eût égard à vos honoraires toujours trop cher et à votre apport, à votre autorité morale !!

Vous ne savez pas comment vous habiller : pour les hommes, une chemise blanche et une veste sombre, pour les femmes une harmonie à deux couleurs et pas plus, au risque de faire "arbre de Noël".

 Et toujours souriez, vous êtes un vendeur d'optimisme ...

lundi 20 mars 2017

Réflexions thématiques n° 18 : Comprendre toujours, admettre pas toujours !!

Marie CURIE : "Dans la vie, rien n'est à craindre, tout est à comprendre. Il est temps à présent de comprendre davantage, afin d'avoir moins peur."
Je reformule la nécessité impérative de comprendre par : "Trouver la clé qui va dans la serrure."
Mais comprendre quoi ? Tout, les systèmes complexes comme les personnes à qui on a affaire. Pour les personnes, comprendre, c'est prendre avec. C'est le premier acte d'amour fraternel, chercher à savoir qui est l'autre, c'est déjà l'aimer, il va le ressentir et s'ouvrir...enfin un peu car il risque d'en être surpris et donc prudent, méfiant.
Cette attitude de compréhension n'est pas naturelle, nous dit Porter sociologue US. Ainsi il a identifié six attitudes spontanées que nous avons quelque soit le sujet et/ou la personne.
1. Jugement : "ouais ton truc c'est nul" paf fin de dialogue, repli sur soi...
2. Décision : "à ta place j'aurais fait autrement" retour à soi et pas à l'autre aussi mauvais...
3. Soutien : "t'en fais pas ça va aller..."je reste hors de ce que tu vis.
4. Enquête : "je pose des questions" mais attention au sens de celles ci...pas mal
5. Interprétation : "ah je vois il s'agit de ..." et vous revenez à vous, à votre vécu.
6. Compréhension : "pourquoi, comment, quand que vis l'autre", les faits rien que les faits...la com est ouverte.
Jusqu'où aller dans la compréhension ? instaurer un vrai dialogue, un échange fructueux certes mais attention au respect, à la distance qu'il va falloir réintroduire car comprendre oui admettre pas toujours et ne pas admettre c'est juger !!
Vous l'aurez compris on ne fait rien tout seul et le groupe nous dépasse, chérissons le donc.
Et les systèmes ??? ils n'échappent pas à l'analyse, il suffit de creuser de plus en plus profond si besoin. Ici il s'agit de travail, de transpiration pour qu'enfin l'inspiration nous récompense et ainsi de suite...
Je dédie cet article à mon fils Emile qui a 18 ans aujourd'hui.

dimanche 11 décembre 2016

Réflexions thématiques n°17 : Différentiation et Intégration

Différentiation ou intégration ? LAWRENCE et LORSCH, Sociologues des Organisations USA publient en 1971 un ouvrage traduit sous le titre : "Adapter les structures de l'entreprise" (Ed Organisation, Paris. Cet ouvrage explique brillamment que les entreprises et de façon plus générale les Organisations oscillent entre la différentiation et l'intégration. Différentiation quand les acteurs étouffent sous les contraintes alors on crée des structures où l'individu a beaucoup plus de liberté d'action. On décentralise, on dérèglemente, on ouvre des espaces nouveaux. Intégration quand le Management est fatigué de la liberté des acteurs qui par ailleurs revendiquent plus de contraintes, plus d'ordre au sens large. Le système devient improductif et il n'y a plus de gagnants. Il faut intégrer. J'ai vécu tout cela dans les entreprises que j'ai fréquenté comme ingénieur industriel ou comme consultant. Et que nous arrive t-il aujourd'hui ? Le même phénomène avec les Etats, les pays, les systèmes politiques ? Il est indéniable que l'on vit un tournant, un besoin d'intégration : économique, politique, religieux ? Après le tournant de 1979 où la différentiation a été érigée en solution miracle : dérégulation, mondialisation...le besoin parfois violent se fait sentir de serrer les rangs, les systèmes de gestion...tout en préservant l'individu. Est ce nouveau, probablement pas, il faudrait étudier cela en Histoire, est ce douloureux oui car on quitte, à chaque fois, du connu, pour aller vers de l'inconnu. Si l'on admet qu'il y a une logique dans tout cela alors différencier, décentraliser va de pair avec intégrer, centraliser. La question est quand les Organisations doivent évoluer ainsi ? Avec quelle fréquence 5 à 10 ans pour les entreprises, 20 à 30 ans pour les pays ? Restons confiants en l'avenir, n'est ce pas de l'adaptation darwinienne ? Bonnes fêtes et vive 2017

mardi 11 octobre 2016

A propos de Management et ...Confucius

Bonjour et merci à tous ceux qui m'ont fêté mon anniversaire : 70 ans quand même, c'est un cap certes mais plutôt un promontoire !! Mais parlons de Confucius que je viens de redécouvrir. Il est né il y a 2500 ans dans un des nombreux microétats qui peuplaient ce qui allait devenir la Chine. Face aux guerres permanentes il se demanda si il n'y avait pas une autre voie pour vivre en paix. Pendant 14 ans avec ses disciples il tenta de convaincre les seigneurs environnants puis, de guerre lasse si je puis dire, il renonça. Ce n'est que 100 ans après sa mort que sa doctrine se répandit. Le "shu" ou empathie, le "run" ou humanité et bienveillance etc tout ceci avec la famille comme noyau de base ...Appliqué partout il semblerait que cela a été déterminant dans la Chine enfin unie et si compétitive aujourd'hui... Bref et le Management : les vertus cardinales de respect des autres, de compréhension et de valorisation de ses collaborateurs sont toujours essentielles. Après tout si je leur fais la guerre et si je les méprise, comment aura t-on des résultats positifs ? Evident mais toujours aussi rare malgré une forte demande de reconnaissance ? On a tous besoin d'amour (agapé) et de regards positifs. Pour conclure je découvre, tel M.Jourdain, que j'ai toujours été confucéen sic !! Allez restons calme nous ne sommes que de passage et "Le bonheur, c'est l'Art de l'Instant" et le plaisir que j'ai eu à écrire cet article est bien pris. A bientôt pour un prochain article, bien cordialement votre (pm : article publié conjointement avec mon site sur linked'in)

lundi 15 février 2016

Réflexions thématiques nº16 : du management...

Plus de 50% de la réussite professionnelle vient de la capacité à gérer des situations managériales où les sciences humaines jouent un rôle majeur.
Souvent il faut faire face aux instants en termes d'espace-temps.

Parler en public, séduire un interlocuteur (on a que 90 secondes au pire), Se projeter dans une situation future comme une réunion, un projet et en visualiser le résultat à l'avance.

La concentration méditative va aider : assis, poser les mains sur le bureau, fermer les yeux, fermer la bouche, laisser tomber la machoire, pui rentrer en soi-même 1 à 2 minutes et visualiser la séquence que je veux réussir.

Essayez vous allez maîtriser de mieux en mieux !!

Vive 2016, Dr Daniel Loubet...à votre service.