mardi 16 juin 2020

Le RENDEMENT PEDAGOGIQUE

Pour situer : 

 

Le rendement pédagogique peut se définir comme « ce qu’il reste, après une formation ou un transfert de connaissance, de savoir, de savoir-faire … »

 

La quantité n’est pas la qualité. Nous disposons d’une capacité de concentration et d’assimilation de quelques dizaines de minutes jusqu’à une heure par jour. J’entends par là assimilation soit compréhension et action, si affinités …avec la source : personne, livre, numérique. Ce qui suppose que la pédagogie soit très efficace. Voir l’autre meilleur pour qu’il le devienne.

 

 

Les différentes phases d’assimilation : 

 

Niveau 1 : COMPRENDRE

 

C’est l’appropriation du contenu dans ma tête. J’ai écouté, cherché à clarifier par la reformulation et com-pris ce que la source a émis. Je pourrais en restituer l’essentiel.

 

Niveau 2 : COMPRENDRE et CHANGER, un peu, MES ACTES

 

En plus du niveau 1, ce que j’ai compris m’interpelle dans l’action et je suis prêt à en appliquer quelque chose dans mes actes à venir. Cela suppose que je suis capable de me remettre en question face à …une excellente source. 

Ici seule une personne qui sait peut faire changer celui qui apprend. Je ne crois pas qu’un seul écrit en soit capable, quoique …

  

Niveau 3 : COMPRENDRE et CHANGER le SYSTEME ORGANISATIONNEL

 

Cela suppose d’attaquer la culture du système dans ce qu’elle a de plus difficile à changer …les habitudes. Il va falloir :

 

  • Une PRESSION venant des circonstances « graves », de l’état « anormal » du système ou de la Direction qui impose en légitimant par les faits et/ou un historique.
  • Des PROCEDURES organisationnelles
  • Un ACCOMPAGNEMENT par l’implication des acteurs
  • De la FORMATION avec les 2 niveaux ci-dessus
  • Un PLAN de COMMUNICATION et de suivi de la mise en place en prouvant que les changements sont réels par « la sanction du terrain », l’acte final a bougé. Il s’est amélioré par et pour les acteurs mais aussi des gains visibles par tous du sommet à la base.

 

Ne pas oublier : Personne ne connaît mieux un poste de travail que celui qui l’occupe, cette intimité culturelle doit être respectée.

 

Changer c’est « quitter du connu » pour aller vers de l’inconnu. Les candidats pour faire ce voyage sont très peu nombreux sauf si cela est pour eux une source de progrès sensible par rapport à leur situation avant voyage. 

 

samedi 17 août 2019

A propos de René DESCARTES et son "Discours de la méthode"

En visite à la ville de Descartes en Touraine, je cite ci-dessous les préceptes inculqués par mes "maîtres" en début de carrière de consultant en Management. "Descartes se prépare donc à remettre en question tous les concepts qu'il connaît, afin que rien de fantaisiste ne vienne polluer sa pensée, au profit de la raison inconditionnelle ; pour ce faire, il s'impose quatre préceptes : 1. Ne recevoir aucune chose pour vraie tant que son esprit ne l'aura clairement et distinctement assimilée préalablement.
2. Diviser chacune des difficultés afin de mieux les examiner et les résoudre.
3. Établir un ordre de pensées, en commençant par les objets les plus simples jusqu'aux plus complexes et divers, et ainsi de les retenir toutes et en ordre.
4. Passer toutes les choses en revue afin de ne rien omettre".

mardi 9 juillet 2019

Le Smile Management (SM)

Smile comme sourire bien sûr ...

On ne saurait trop vénérer la vertu du sourire en management !

Il ne s'agit pas de béatitude mais de montrer à l'autre que l'on est prêt à l'accueillir :

- avec bienveillance
- dans une attitude de compréhension
- tel qu'il est et non tel que l'on voudrait qu'il soit suivant ses propres références

Le sourire peut se glisser dans toutes les situations de management.

1. L'entretien individuel : c'est ici qu'il est physique, direct et le plus perceptible.

2. La réunion : une façon de démarrer la vie du groupe éphémère...qui devrait faciliter l'aboutissement des solutions, ce pourquoi on est ensemble, la vraie raison d'être sans bla-bla !

3. Le téléphone : faire sentir à notre interlocuteur qu'il ne nous dérange pas (parfois très dur !)

4. Les écrits :

               - la lettre : restituer au début, développer, conclure par une formule de politesse adaptée attention il y a  deux types de lettres, celles dont on connait l'interlocuteur et les autres, les plus risquées.

               - l'e-mail : surement l'exercice le plus difficile car on "écrit comme on parle" et les mots restent gravés contrairement aux paroles qui s'envolent. Il doit être conçu comme une lettre.

                - le texto : de l'émotion à l'état brut, des mouvements d'humeur, hautement toxique ou corrosif pour la suite de la relation

Pou conclure un manager est un vendeur d'optimisme sinon comment voulez vous qu'une équipe donne de bons résultats si son leader est "négatif"...

Alors le Smile Management est une posture à adopter même si elle est contraignante, essayez vous serez surpris(e) !

mercredi 30 janvier 2019

Réflexions thématiques n°20 : Les états de fonctionnement de tout système

Objet : Qualification des quatre états d’un système
Source : pratique du métier de consultant
Références bibliographiques : Sécurité et sûreté de fonctionnement des systèmes,
Contenu
A la lueur de la structuration des concepts autour des procédures et de leurs périmètres, on a pu mettre en évidence qu’il existe quatre états fondamentaux d’un système de production industrielle comme une usine ou d’un système en fonctionnement comme une ville :
- Etat normal: tout fonctionne aux normes des concepteurs, le système répond à ses buts, il est dans un état stable, 
- Etat d’incident ou dégradé: le système est perturbé, la cause doit être trouvée et le problème résolu pour revenir à l’état normal,
Etat d’urgence: le système a perdu une ou plusieurs ressources vitales à son fonctionnement et il doit être à nouveau repris sous contrôle avant de revenir vers l’état normal.
Etat de crise: le système sort de ses limites et menace l’environnement ou bien est frappé de l’extérieur par un évènement le mettant fortement en cause, dans les deux cas, seule une gestion de crise peut le sécuriser pour sa survie et son redémarrage où tout ne sera peut être plus comme avant.
Ces qualifications d’état présentent un intérêt tout particulier dans l’étude des documents de travail car cela facilite l’ordre et le rangement des informations immatérielles. De plus la mise à jour en devient aisée, c’est la notion « d’urbanisation des savoir-faire » (Loubet, 1992).

Avec mes meilleurs voeux pour 2019 

mercredi 21 février 2018

Organisation du travail : le génie français aux ...USA



Le début de la standardisation et de la production de masse version US
Phase 1 : Contrôleur d'armes des Manufactures royales, Honoré Blanc (1736-1801) invente en 1777, cette boite de 41 gabarits pour contrôler la fabrication de plus de 200 fusils. 
Phase 2 : Les fabricants d'armes s'opposent pour cause de perte de leur savoir-faire.En effet la "noblesse" du travail des Compagnons devient "inutile".
Phase 3 : Thomas Jefferson (1743-1826), est nommé en 1785, Ambassadeur en France. S'intéressant à la mécanique, il demande à visiter les ateliers d'Honoré et l'usage des gabarits de contrôle. Il fait alors part du concept d'interchangeabilité à l'entrepreneur Eli Whitney (1765-1825). Ce dernier dés 1798 fabrique 10 000 fusils pour la jeune US Army. Dans les années 1800- 1825 le principe se répand dans l'industrie américaine.
Phase 4 : Ce sera le début des machines-outils et de l'organisation rationnelle de travail. Ce qui est considéré aujourd'hui comme l'un des fondements du développement industriel nord-américain puis mondial au XIX éme siècle. En 1911, l'ingénieur Frédérick W. Taylor (1856-1915) invente l'Organisation scientifique du travail. Ce qui permettra, par exemple, dés les années 1940, aux USA de fabriquer plus de 2 710 cargos "Liberty Ship" en au début 3 mois, à la fin 3 semaines !! 
En conclusion, ce n'est ni la première fois, ni la dernière que le génie français des idées part aux USA et devient une invention pratique très rentable. 

mercredi 7 février 2018

Réflexions thématiques n° 19 : de la tenue ...vestimentaire

Une étude de 2006 de l’Université de Princeton affirme :
« Un dixième de seconde suffit à se faire une opinion sur quelqu’un ». 


Avant même d'avoir dit le moindre mot, les managers sont jugés… sur leur look. Stricte, élégante, originale ou décontractée, votre tenue envoie un message implicite sur votre tempérament, votre façon d’être et votre style de leadership : charismatique, cool, expert, jupitérien peut-être ?

Bonne ou mauvaise, cette première impression se révèle décisive. Et le temps ne change rien à ce premier avis… sauf à l’accentuer encore ! 

C’est ce qu’on appelle l’effet de primauté, un biais cognitif qui incite à accorder spontanément plus d’importance à la première information reçue qu’à celles qui la suivent.

D’où la nécessité d’harmoniser ses vêtements avec l’impression qu’on veut donner. 
Or on choisit ses vêtements en fonction de ses goûts, donc de soi et pas de l'autre et de ce que l'on veut "projeter" au premier regard.

Un consultant, par exemple, devra faire honneur à son client mais aussi à l'Institution qu'il représente et l'image associée. Une question de respect eût égard à vos honoraires toujours trop cher et à votre apport, à votre autorité morale !!

Vous ne savez pas comment vous habiller : pour les hommes, une chemise blanche et une veste sombre, pour les femmes une harmonie à deux couleurs et pas plus, au risque de faire "arbre de Noël".

 Et toujours souriez, vous êtes un vendeur d'optimisme ...