dimanche 11 décembre 2016
Réflexions thématiques n°17 : Différentiation et Intégration
Différentiation ou intégration ?
LAWRENCE et LORSCH, Sociologues des Organisations USA publient en 1971 un ouvrage traduit sous le titre : "Adapter les structures de l'entreprise" (Ed Organisation, Paris. Cet ouvrage explique brillamment que les entreprises et de façon plus générale les Organisations oscillent entre la différentiation et l'intégration.
Différentiation quand les acteurs étouffent sous les contraintes alors on crée des structures où l'individu a beaucoup plus de liberté d'action. On décentralise, on dérèglemente, on ouvre des espaces nouveaux.
Intégration quand le Management est fatigué de la liberté des acteurs qui par ailleurs revendiquent plus de contraintes, plus d'ordre au sens large. Le système devient improductif et il n'y a plus de gagnants. Il faut intégrer.
J'ai vécu tout cela dans les entreprises que j'ai fréquenté comme ingénieur industriel ou comme consultant.
Et que nous arrive t-il aujourd'hui ? Le même phénomène avec les Etats, les pays, les systèmes politiques ? Il est indéniable que l'on vit un tournant, un besoin d'intégration : économique, politique, religieux ?
Après le tournant de 1979 où la différentiation a été érigée en solution miracle : dérégulation, mondialisation...le besoin parfois violent se fait sentir de serrer les rangs, les systèmes de gestion...tout en préservant l'individu.
Est ce nouveau, probablement pas, il faudrait étudier cela en Histoire, est ce douloureux oui car on quitte, à chaque fois, du connu, pour aller vers de l'inconnu.
Si l'on admet qu'il y a une logique dans tout cela alors différencier, décentraliser va de pair avec intégrer, centraliser.
La question est quand les Organisations doivent évoluer ainsi ? Avec quelle fréquence 5 à 10 ans pour les entreprises, 20 à 30 ans pour les pays ?
Restons confiants en l'avenir, n'est ce pas de l'adaptation darwinienne ?
Bonnes fêtes et vive 2017
mardi 11 octobre 2016
A propos de Management et ...Confucius
Bonjour et merci à tous ceux qui m'ont fêté mon anniversaire : 70 ans quand même, c'est un cap certes mais plutôt un promontoire !!
Mais parlons de Confucius que je viens de redécouvrir. Il est né il y a 2500 ans dans un des nombreux microétats qui peuplaient ce qui allait devenir la Chine. Face aux guerres permanentes il se demanda si il n'y avait pas une autre voie pour vivre en paix. Pendant 14 ans avec ses disciples il tenta de convaincre les seigneurs environnants puis, de guerre lasse si je puis dire, il renonça. Ce n'est que 100 ans après sa mort que sa doctrine se répandit.
Le "shu" ou empathie, le "run" ou humanité et bienveillance etc tout ceci avec la famille comme noyau de base ...Appliqué partout il semblerait que cela a été déterminant dans la Chine enfin unie et si compétitive aujourd'hui...
Bref et le Management : les vertus cardinales de respect des autres, de compréhension et de valorisation de ses collaborateurs sont toujours essentielles. Après tout si je leur fais la guerre et si je les méprise, comment aura t-on des résultats positifs ? Evident mais toujours aussi rare malgré une forte demande de reconnaissance ? On a tous besoin d'amour (agapé) et de regards positifs.
Pour conclure je découvre, tel M.Jourdain, que j'ai toujours été confucéen sic !! Allez restons calme nous ne sommes que de passage et "Le bonheur, c'est l'Art de l'Instant" et le plaisir que j'ai eu à écrire cet article est bien pris.
A bientôt pour un prochain article, bien cordialement votre
(pm : article publié conjointement avec mon site sur linked'in)
lundi 15 février 2016
Réflexions thématiques nº16 : du management...
Plus de 50% de la réussite professionnelle vient de la capacité à gérer des situations managériales où les sciences humaines jouent un rôle majeur.
Souvent il faut faire face aux instants en termes d'espace-temps.
Parler en public, séduire un interlocuteur (on a que 90 secondes au pire), Se projeter dans une situation future comme une réunion, un projet et en visualiser le résultat à l'avance.
La concentration méditative va aider : assis, poser les mains sur le bureau, fermer les yeux, fermer la bouche, laisser tomber la machoire, pui rentrer en soi-même 1 à 2 minutes et visualiser la séquence que je veux réussir.
Essayez vous allez maîtriser de mieux en mieux !!
Vive 2016, Dr Daniel Loubet...à votre service.
Souvent il faut faire face aux instants en termes d'espace-temps.
Parler en public, séduire un interlocuteur (on a que 90 secondes au pire), Se projeter dans une situation future comme une réunion, un projet et en visualiser le résultat à l'avance.
La concentration méditative va aider : assis, poser les mains sur le bureau, fermer les yeux, fermer la bouche, laisser tomber la machoire, pui rentrer en soi-même 1 à 2 minutes et visualiser la séquence que je veux réussir.
Essayez vous allez maîtriser de mieux en mieux !!
Vive 2016, Dr Daniel Loubet...à votre service.
mardi 13 janvier 2015
A propos des dégâts des textos d'humeur
Exprimer son humeur par des mots est un exercice fréquent de la vie quotidienne.
C'est un acte de santé mentale mais si les paroles s'envolent, les écrits restent !
Et ils peuvent créer des réactions incontrolées car l'écrit est une communication sans retour, un aller simple en quelque sorte.
Dans le numérique cela peut virer au désastre...
"Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme de volonté" (Alain, philosophe)
Trés bonne année 2015
Dr Loubet
samedi 4 janvier 2014
Réflexions thématiques n°15 : De la décision ...encore
Bonjour et tous mes voeux pour 2014,
Décider, c'est quitter du connu pour aller vers ...de l'inconnu. Banal mais faire cela c'est supposer que cet inconnu "a les yeux de Chimène" ou encore "tout nouveau, tout beau".
Il existe pourtant les conséquences négatives* ou encore les effets indésirables, les ennuis inévitables que l'on sous-estime heureusement.
Cette capacité humaine à se lancer vers le risque est fondamentale car elle est source de progrés.
En management elle est essentielle. Mais certains managers adorent l'analyse et butent sur le passage à l'acte !! C'est dommageable et tout le monde en souffre car l'entreprise c'est un cône duquel tous les regards sont dirigés vers le sommet. Ne pas décider et laisser les situations en l'état, est une incompétence qui finit toujours par se payer collectivement.
Vive 2014, Dr Daniel Loubet
*Source : "Le manager rationnel" Ch.Kepner & B.Tregoe, 1980 EO Paris
Décider, c'est quitter du connu pour aller vers ...de l'inconnu. Banal mais faire cela c'est supposer que cet inconnu "a les yeux de Chimène" ou encore "tout nouveau, tout beau".
Il existe pourtant les conséquences négatives* ou encore les effets indésirables, les ennuis inévitables que l'on sous-estime heureusement.
Cette capacité humaine à se lancer vers le risque est fondamentale car elle est source de progrés.
En management elle est essentielle. Mais certains managers adorent l'analyse et butent sur le passage à l'acte !! C'est dommageable et tout le monde en souffre car l'entreprise c'est un cône duquel tous les regards sont dirigés vers le sommet. Ne pas décider et laisser les situations en l'état, est une incompétence qui finit toujours par se payer collectivement.
Vive 2014, Dr Daniel Loubet
*Source : "Le manager rationnel" Ch.Kepner & B.Tregoe, 1980 EO Paris
mercredi 18 septembre 2013
Réflexions thématiques n°14 : de la ténacité
Source : Angela Lee Duckworth, citée par Martine Rousseau le 16 sptembre 2013 dans "Daily Geek Show"
Consultante en management, professeur de mathématiques puis psychologue A.L. Duckworth affirme que :
"La clé de la réussite n'a rien à voir avec le Q.I, le talent ou des prédispositions physiques ou sociales.
La réponse est toujours la même : la ténacité comme la passion et la persévérance pour des objectifs à trés long terme.
Notre capacité à apprendre n'est pas fixée et elle peut évoluer avec de l'effort, de la détermination et de l'acharnement."
Je partage et valide cette affirmation par mon propre intinéraire (Maths, Physique et chimie puis Sociologie des Organisations et enfin Sciences de l'Information et de la Communication).
Ne jamais lâcher, pour les choses qui vous tiennent vraiment à coeur. Le succés (inspiration) est au bout de l'effort (transpiration).
Consultante en management, professeur de mathématiques puis psychologue A.L. Duckworth affirme que :
"La clé de la réussite n'a rien à voir avec le Q.I, le talent ou des prédispositions physiques ou sociales.
La réponse est toujours la même : la ténacité comme la passion et la persévérance pour des objectifs à trés long terme.
Notre capacité à apprendre n'est pas fixée et elle peut évoluer avec de l'effort, de la détermination et de l'acharnement."
Je partage et valide cette affirmation par mon propre intinéraire (Maths, Physique et chimie puis Sociologie des Organisations et enfin Sciences de l'Information et de la Communication).
Ne jamais lâcher, pour les choses qui vous tiennent vraiment à coeur. Le succés (inspiration) est au bout de l'effort (transpiration).
lundi 27 mai 2013
A propos de nos processus de décision
"Apprenez à reconnaître vos biais cognitifs"
d'aprés Daniel Kahnemann, Prix Nobel d'économie en 2002
- La loi des petits nombres ou une généralisation trop hâtive à partir de données insuffisantes et non assez validées (ex : prendre une valeur et conclure)
- La régression vers la moyenne ou focaliser sur une courte pèriode (ex : un fait constaté suppose qu'il va se reproduire de façon automatique)
- La négligence du taux de base ou ce qui est rare n'est pas le plus probable (ex : oublier la fréquence du phénomène au profit de sa valeur instantanée)
- La disponibilité en mémoire ou prendre un évènement récent pour un évènement fréquent (ex : suite à accident d'avion, surestimer la probablité d'occurence du suivant)
- L'ancrage ou fixer vos propres bases dans une négociation (ex : démarrer trop bas est irratrapable)
- La confirmation ou un résultat conforme à ses croyances (ex : chercher des données qui confortent les vôtres au détriment des points contraires)
- L'aversion pour la perte ou la peur de perdre aggrave vos pertes (ex : conserver une valeur "sûre" dans son portefeuille d'action)
- Le cadrage ou l'énoncé d'une question influence votre réponse (ex : un questionnaire "orienté", une attitude présupposée)
- La représentativité ou "heuristique" de représentation, privilégier les stéréotypes (ex : mettre les personnes dans des cases, "Paul est réservé, il doit être bibliothècaire", ultracourant en France)
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