mardi 13 janvier 2015
A propos des dégâts des textos d'humeur
Exprimer son humeur par des mots est un exercice fréquent de la vie quotidienne.
C'est un acte de santé mentale mais si les paroles s'envolent, les écrits restent !
Et ils peuvent créer des réactions incontrolées car l'écrit est une communication sans retour, un aller simple en quelque sorte.
Dans le numérique cela peut virer au désastre...
"Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme de volonté" (Alain, philosophe)
Trés bonne année 2015
Dr Loubet
samedi 4 janvier 2014
Réflexions thématiques n°15 : De la décision ...encore
Décider, c'est quitter du connu pour aller vers ...de l'inconnu. Banal mais faire cela c'est supposer que cet inconnu "a les yeux de Chimène" ou encore "tout nouveau, tout beau".
Il existe pourtant les conséquences négatives* ou encore les effets indésirables, les ennuis inévitables que l'on sous-estime heureusement.
Cette capacité humaine à se lancer vers le risque est fondamentale car elle est source de progrés.
En management elle est essentielle. Mais certains managers adorent l'analyse et butent sur le passage à l'acte !! C'est dommageable et tout le monde en souffre car l'entreprise c'est un cône duquel tous les regards sont dirigés vers le sommet. Ne pas décider et laisser les situations en l'état, est une incompétence qui finit toujours par se payer collectivement.
Vive 2014, Dr Daniel Loubet
*Source : "Le manager rationnel" Ch.Kepner & B.Tregoe, 1980 EO Paris
mercredi 18 septembre 2013
Réflexions thématiques n°14 : de la ténacité
Consultante en management, professeur de mathématiques puis psychologue A.L. Duckworth affirme que :
"La clé de la réussite n'a rien à voir avec le Q.I, le talent ou des prédispositions physiques ou sociales.
La réponse est toujours la même : la ténacité comme la passion et la persévérance pour des objectifs à trés long terme.
Notre capacité à apprendre n'est pas fixée et elle peut évoluer avec de l'effort, de la détermination et de l'acharnement."
Je partage et valide cette affirmation par mon propre intinéraire (Maths, Physique et chimie puis Sociologie des Organisations et enfin Sciences de l'Information et de la Communication).
Ne jamais lâcher, pour les choses qui vous tiennent vraiment à coeur. Le succés (inspiration) est au bout de l'effort (transpiration).
lundi 27 mai 2013
A propos de nos processus de décision
"Apprenez à reconnaître vos biais cognitifs"
d'aprés Daniel Kahnemann, Prix Nobel d'économie en 2002
- La loi des petits nombres ou une généralisation trop hâtive à partir de données insuffisantes et non assez validées (ex : prendre une valeur et conclure)
- La régression vers la moyenne ou focaliser sur une courte pèriode (ex : un fait constaté suppose qu'il va se reproduire de façon automatique)
- La négligence du taux de base ou ce qui est rare n'est pas le plus probable (ex : oublier la fréquence du phénomène au profit de sa valeur instantanée)
- La disponibilité en mémoire ou prendre un évènement récent pour un évènement fréquent (ex : suite à accident d'avion, surestimer la probablité d'occurence du suivant)
- L'ancrage ou fixer vos propres bases dans une négociation (ex : démarrer trop bas est irratrapable)
- La confirmation ou un résultat conforme à ses croyances (ex : chercher des données qui confortent les vôtres au détriment des points contraires)
- L'aversion pour la perte ou la peur de perdre aggrave vos pertes (ex : conserver une valeur "sûre" dans son portefeuille d'action)
- Le cadrage ou l'énoncé d'une question influence votre réponse (ex : un questionnaire "orienté", une attitude présupposée)
- La représentativité ou "heuristique" de représentation, privilégier les stéréotypes (ex : mettre les personnes dans des cases, "Paul est réservé, il doit être bibliothècaire", ultracourant en France)
lundi 1 octobre 2012
Réflexions thématiques 13 : Amour & Ordre
Ici on entend par amour, l'amour du prochain au sens large, qui peut être simplement de le respecter, de lui porter de l'intérêt, de le comprendre, de reconnaître son existence, de l'admettre...
Pour ordre, nous voulons exprimer le fait que toute vie, à fortiori toute Organisation ne peut survivre sans un minimum d'ordre, de structuration, de hiérarchie dans les buts, les fonctions et les décisions associées.
Amour et ordre, l'un ne va pas sans l'autre, c'est une allégation qui peut être perçue comme une profession de foi à priori, en fait c'est le produit de l'action entreprise et des résultats obtenus que nous avons souvent vérifié tant dans la vie professionnelle que dans la sphère privée.
lundi 28 mai 2012
Réflexions thématiques 12 : la pédagogie de l'échec !
De Linarès, J. (2012), Ecole : "Vous avez le droit d'échouer !"
Le Nouvel Observateur, 3 mai, n° 2478
Cet article est "rafraichissant" car il bat en brèche un tabou français qui considère l'échec comme paria. En fait, il n'est que le côté face de la médaille pile réussite. Il faut donc chuter pour mieux se relever, cela semble tellement évident car si l'on ne surfe que sur la réussite, on ne se perfectionne pas !
Au delà de l'école dans une carrière professionnelle on appelle celà le REX comme retour d'expérience, il est certes basé sur ce qui a déclenché des difficultés, des incidents voire des accidents. Par extension positive, il est devenu la capitalisation des bonnes pratiques.
Mais la vraie difficulté est dans la tolérance du management face à l'echec.
Ce n'est plus alors l'intelligence rationnelle qui juge mais l'intelligence du coeur qui comprend !
Bordeaux, un jour de printemps où il fait beau !!
lundi 3 octobre 2011
A propos d'addiction au numérique !
C'est une addiction d'origine économique qui les "tue" et contre le quel on ne peut rien faire en terme d'interdiction totale, donc il faut gérer.
Cet article en dessous en montre l'émergence scientifique, ce que les USA appelle la "digital intelligence".
Bon courage à nous, parents "démunis" !!
Bien cordialement
Les nouvelles technologies mettent le cerveau dans une situation permanente de multitâche pour laquelle il n'est pas conçu.
Par Jean-Philippe Lachaux, directeur de recherche, Centre de recherche en neurosciences de Lyon*
Toujours à portée de main, nos iPhone, BlackBerry et autres smartphones détournent régulièrement notre attention du moment présent pour la plonger dans un monde d'informations abstraites. Comment notre cerveau réagit-il? Les découvertes récentes des neurosciences nous aident à mieux comprendre l'attraction qu'exercent ces appareils et ses conséquences.
Le besoin compulsif d'utiliser son smartphone est alimenté par un petit groupe de structures cérébrales formant le «circuit de récompense» du cerveau. Ce circuit joue un rôle central dans la motivation et le plaisir et dans les phénomènes d'addiction. Les neurones constitutifs de ce circuit de la récompense réagissent dès que se profile une récompense, d'où son nom, pour encourager les actions susceptibles de l'obtenir: boire quand nous avons soif, par exemple. Une étude récente réalisée chez le singe a montré que certains neurones réagissent aussi à la perspective d'une information importante, comme le sont pour nous celles véhiculées par les mails et les SMS. L'action consistant à aller chercher une information potentiellement importante est donc très directement encouragée par ce circuit. Le cerveau a littéralement «soif» d'information, au point de causer parfois un phénomène d'addiction.
Nous ne savons pas encore si l'utilisation des smartphones a des effets durables sur l'organisation fonctionnelle du cerveau - l'apparition de zones dédiées à leur usage par exemple. En revanche, il est clair que ces nouvelles technologies mettent le cerveau dans une situation permanente de multitâche pour laquelle il n'est pas forcément conçu. La façon dont nous utilisons notre cerveau et notre attention est en train de changer.
Une hiérarchie des priorités
Le cerveau possède la capacité remarquable d'adapter spontanément ses priorités en fonction du contexte dans lequel il se trouve. Je pense à nager en voyant la piscine devant moi, plus spontanément qu'au cours d'une réunion de travail au bureau. Chaque contexte active donc spontanément certaines propositions d'actions et l'attention suit: de nombreuses expériences montrent que ce que nous percevons du monde qui nous entoure dépend à chaque moment de ce que nous avons à y faire.
Les technologies mobiles de type smartphone juxtaposent dans un même espace plusieurs contextes: au bord de la piscine, je «suis» en quelque sorte également au travail face à mon collègue, avec un ami me montrant ses photos de vacances ou au cinéma devant un film. De nombreux objectifs nécessitant notre attention sont, dès lors, accessibles. Mais l'attention s'y perd; elle ne sait plus quoi privilégier. Le cerveau doit donc «apprendre» à définir une hiérarchie dans ses priorités, auparavant imposée par le contexte unique dans lequel nous nous trouvions à chaque moment. Au bord de la piscine, nous ne pensions pas (ou presque) à notre collègue de bureau…
Par ailleurs, l'attention a aussi tendance à effacer de notre univers perceptif tout ce qui n'est pas pertinent par rapport à la petite liste de choses à faire que nous gardons en permanence en tête, consciemment ou non. Cet effet de sélection conduit à un appauvrissement de notre expérience sensorielle, pour la concentrer sur ce qui nous semble pertinent a priori: le texte que je suis en train de lire. Les expériences sensorielles les plus complètes surgissent donc à des moments «en creux» de l'existence pendant lesquels nous ne sommes pas occupés à accomplir quelque chose. Ces moments sont des phases d'écoute et de réceptivité accrue à ce qui nous entoure, ou à ce que nous ressentons. En nous plaçant continûment dans un contexte favorable à l'action, les smartphones ont tendance à éliminer ces «blancs».
Du bon usage de l'attention
Mais comme souvent, ce n'est pas tant la technologie qui doit être mise en cause que l'usage que nous en faisons. Les smartphones sont devenus une composante essentielle de l'organisation de notre vie familiale, sociale et professionnelle. Apprenons donc à les utiliser, au-delà de la simple notice technique. Soyons conscients de la charge qu'ils font peser sur nos capacités attentionnelles. Les développements récents des neurosciences cognitives permettent maintenant d'envisager de véritables programmes d'éducation de l'attention, renseignant sur ses limites et son bon usage. Dans cet univers de multitâche permanent, ce bon usage ne va plus de soi et il est peut-être temps d'envisager une véritable éducation de l'attention, notamment en milieu scolaire, qui prépare dès l'enfance à la vie connectée.
* Auteur de «Le Cerveau attentif: contrôle, maîtrise et lâcher-prise», Odile Jacob, 2011.www.lecerveauattentif.fr